Minolta Hi-matic 9

Mon premier achat important. 400F chez Photo Sono Troc à Wazemme. En excellent état. Une merveille de mécanique qui tient bien dans les mains.
Cet appareil utilise une cellule CdS CLC (Contrast Light Compensation) qui marquait un progrès dans la mesure de la lumière en utilisant une division en 2 parties qui permet de compenser les zones sous exposées. De fait, j'ai comparé les résultats donnés par cette cellule avec ceux d'une cellule au sélénium un peu plus ancienne et ce système privilégie plutôt la bonne exposition des parties sombres en cas de contre jour.
C'est aussi un des premiers appareils à utiliser un automatisme de réglage de l'ouverture en fonction du nombre guide du flash grâce à un réglage adéquat sur une bague de l'objectif. Ce système est ici appelé "easy flash" et est rappellé sur la face de l'appareil. Je n'ai pas encore testé cette affaire mais il paraît que ça fonctionne très bien. De toute façon je n'aime pas les photos prises au flash et je ne suis pas pressé de m'y mettre.


Caractéristiques

- Objecif Rokkor QF - 45mm ƒ1.7 - 6 éléments en 5 groupes.
- Obturateur mécanique Seiko-LA.
- Cellule au CdS situé sur l'objectif.
- Mode AE complet (sans aucune priorité) ou complètement manuel.
- Indication des EV (Exposure Value) dans le viseur.
- Couplage des bagues de diaph et de vitesse via ce nombre EV.
- ASA 25-800.
- Dans le viseur le télémètre es un losange jaune stué dans un champ bleuté.
- Corecion de la parallaxe par un cadre lumineux dans le viseur.
- Fabriqué à partir de 1966 au Japon.
- Pile PX625.


Avantages

- Objectif très rapide (ƒ1.7 => 2.7 fois plus rapide qu'un objectif ƒ2.8). Cela permet essentiellement (pour moi) de se passer de flash dans la plupart des circonstances.
- Possibilités de contrôle manuel complet (choix d'une ouverture et d'une vitesse).
- Cellule encore en fonctionnement dans le mode manuel (contrairement à bien d'autres appareils de ce type des années 60 et 70).
- Cellule au CdS sur l'objectif. Cela permet en particulier d'utiliser des filtres sans corriger la cellule. Très utile pour utiliser par exemple un filtre 80A qui permet d'atténuer la couleur jaune/orange des photos prises, sans flash, en lumière artificielle (histoire de températures de couleurs).
- Possibilité de mémoriser une lecture d'exposition en appuyant sur le déclencheur jusqu'à mi-course.
- Correction de la parallaxe dans le viseur. Le cadre lumineux, marquant les limites de la future photo, se déplace en fonction de la distance de mise au point. Avec ces appareils on peut d'ailleurs remarquer que l'on voit plus que ce qui sera sur la photo (contrairement aux reflex) ce qui permet de mieux cadrer les sujets en mouvement.
- Obturateur mécanique. L'appareil fonctionne encore à toutes les vitesses quand les piles sont mortes ou si la cellule est cassée.
- Couplage par EV (Exposure Value) des bagues de vitesse et du diaphragme. Pour Stephen Gandy de CameraQuest (dans sa critique de l'Olympus 35 SP) ce n'est pas très pratique mais je ne suis pas d'accord avec lui. Une fois le nombre d'EV lu dans le viseur et trouvé sur l'objectif il est très facile de contrôler la profondeur de champ.
- Accepte des pellicules de 800ASA. C'est ce qu'il faut pour pouvoir utiliser le fameux filtre 80A qui fait perdre 1.33 diaphragmes (je n'ai pas encore essayé mais le filtre est commandé et j'essaierais de publier quelques exemples)
- Pas cher du tout. S'il tombe en panne on peut soit essayer de le réparer soit même (je n'ai heureusement pas encore eu l'occasion de la faire mais je n'hésiterais pas longtemps) soit en racheter un autre.
- Obturateur central très silencieux et entre les lentilles. L'absence de vibrations permet d'utiliser des vitesses basses sans subir les vibrations des obturateurs à rideaux.(excusez-moi pour la formulation - je dois encore travailler sur cet argument décisif).
- Système SLS (Safety Load System) pour le chargement du film. Dans une petite fenêtre à l'arrière de l'appareil on peut voir une barre orange fluo quand il y a un film bien en place à l'intérieur. Ca parait idiot mais ça m'aurait bien servi toutes les fois ou j'ai ouvert des appareils en ayant oublié qu'il y avait un film dedans.
- Look extraordinaire. C'est un gros avantage pour un appareil un peu trop gros pour rentrer dans une poche et qu'on est un peu obligé de porter en bandoulière.
- En mode AE pas de bloquage en dehors des limites de la cellule. Si une soucoupe volante atterri dans le jardin l'exposition ne sera pas bonne mais la photo sera prise (argument piqué ± tel quel à Stephen Gandy).
- Possibilité de couper le circuit de la cellule pour économiser les piles. Malheureusement il faut pour cela utiliser le sélecteur de sensibilité et donc on risque d'oublier quelle est la sensibilité de la pellicule dans l'appareil s'il n'est pas vide.


Inconvénients

- Utilise la pile PX625 au mercure. Voir ma contribution sur cette histoire de piles.
- En mode manuel la cellule n'est pas couplée aux réglages de vitesses et de diaphragme. Il faut prendre la lumière dans le viseur e repporter le nombre EV sur l'objectif.
- En mode automatique, pas d'indication de la combinaison vitesse / ouverture retenue par le programme. Ces combinaisons dont je reprend ici le tableau extrait du manuel montrent que la vitesse la plus basse utilisée en exposition automatique est 1/15. Il est curieux de constater que ce programme n'utilise pas la vitesse la plus rapide (1/500) de l'appareil et que par contre il utilise la ƒ22 qui n'est pas disponible en mode manuel. C'est peut-être une erreur dans le manuel mais je ne pense pas car les spécifications données en page 4 et 5 du manuel sont cohérentes avec ce graphique. Gary Stahl m'a expliqué qu'une courbe linéaire était le seul programme accepté par le méchanisme d'exposition automatique (système de capture à aiguille) mais il me semble qu'il y a un point d'inflexion dans cette courbe à l'EV 7.
- En mode automatique, pas de blocage du déclenchement pour des EV inférieures à 5,5. (ƒ1.7 - 1/15) ce qui fait que rien n'empêche de prendre des photos avec le cache sur l'objectif. C'est aussi et surtout un avantage (rappelez vous de l'histoire des soucoupes volantes citées plus haut). Cela dit le réflexe d'enlever le cache est vite acquis. Par ailleurs si on prend l'habitude de lire les EV dans le viseur la présence du cache se détecte aisément.
- Pas d'indications de la profondeur de champ sur l'objectif. C'est dommage pour un appareil muni d'un objectif à focale fixe qui a une ague de diaphragme.
- Passage du mode manuel au mode automatique un peu délicat (surtout quand on est pressé). Il faut en effet presser un petit bouton sur l'objectif pour libérer la bague du diaphragme et continuer de presser pour libérer la bague des vitesses. C'est beaucoup plus praique sur L'Olympus 35 UC qui partage le même obturateur.
- Pas d'indication du mode utilisé dans le viseur. On peut facilement oublier que l'appareil est en mode manuel. Le mieux est de soit toujours l'utiliser en manuel soit penser à le remettre en automatique après chaque passage en manuel.


Conclusion

Mon préféré des 3 premiers appareils essayés ici (HM9 - HME - 35UC). Les possibilités manuelles, le non blocage en AE et la possibilité d'utiliser facilement certains filtres sont ce que je retiens pour ce choix. Par ailleurs il est beaucoup moins cher que les Olympus 35 SP et UC.


Liens

- Kyphoto : téléchargez le manuel en Anglais.
- MUG : Minolta User Group. Une étude très complète de Gary Stahl sur les différents appareils Minolta ayant porté le nom de Hi-Matic.
- Matt Denton : son point de vue sur cet appareil.


Page crée le xx/02/2001 - Dernière modification le 20/07/2002
Accueil | Contact | Liens | Glossaire | Compararative specifications